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Voici l’endroit idéal pour tout crâneur qui se respecte : l’Opéra Garnier regorge d’anecdotes historiques grâce auxquelles vous pourrez faire montre de votre abyssale culture (attention à ne pas franchir la frontière ténue qui vous plongerait dans l’abyssale c*nnerie, toutefois. Un accident est si vite arrivé !)

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Voici un parcours type : en sortant du métro, faites remarquer d’un air désabusé que franchement, le préfet Haussmann aurait pu allouer un espace un peu plus grand à cet opéra. C’est vrai quoi, ce pauvre Charles Garnier d’architecte a du se débrouiller pour placer son édifice dans un minuscule losange coincé entre des avenues ! Enfin heureusement, il a réussi à empêcher la plantation d’arbres sur la place, qui auraient caché la façade.

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La façade, d’ailleurs : voyez ce groupe de femmes qui font la ronde autour d’un homme. C’est la Danse de Jean-Baptiste Carpeaux. Un scandale à l’époque ! Quelle lascivité chez ces femmes, cet épanouissement affiché était intolérable à certains : une main anonyme y jeta de l’encre à peine quelques jours après la pose de la statue. Du coup, abîmée, c’est une copie que vous voyez là. Réalisée par Paul Belmondo, ben oui, le père de l’acteur, c’te question !

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Les dorures et les parquets du grand foyer et des salons sera l’occasion de revenir sur ce délicieux roman de Gaston Leroux : le fantôme de l’Opéra. Tout de suite, détruisez le mythe : en guise de lac sous le bâtiment, il s’agit d’une cuve qui permit d’assainir le sol lors des travaux de construction. Et quid des corps retrouvés près de l’eau ? Non, ce ne sont pas des victimes du fantôme, mais des victimes des évènements de la Commune en 1871. Ah lala, vous êtes dur… Adoucissez vos propos avec cette touche de fantaisie : saviez-vous que des carpes vivent dans la cuve ? le personnel se charge de les nourrir !

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Et puis la salle de spectacle. Son lustre, ses fauteuils, et ses danseuses.

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Vous avez déjà entendu l’expression « s’offrir une danseuse » ? Elle était bel et bien mise en application dans ces murs… Bourgeois et « gentilshommes » passaient dans les coulisses où une pièce attenante à la salle de répétition les laissait observer sans être vus. Ils pouvaient ainsi faire leur marché en toute quiétude. Autrement dit, « financer » une danseuse contre de menus services que la morale réprouve. Et oui, une danseuse, ça gagnait mal sa vie : il fallait compenser…

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Supplément crânerie (comme si ça ne suffisait pas) : En plus des carpes du sous-sol, l’opéra héberge des abeilles sur son toit ! Elevées par un accessoiriste, elles se nourrissent dans les parcs alentours (Palais Royal, la Villette, Boulogne…). Le « miel de l’opéra » est en vente à la boutique dans le hall d’entrée, et chez Fauchon. Pour en savoir plus, un chouette reportage ici.

Truc utile : Si vous n’assistez pas à une représentation, choisissez de visiter l’opéra Garnier le matin. L’après-midi, la salle de spectacle est souvent fermée pour les répétitions.

http://www.operadeparis.fr/

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