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Construction : 1242-1248. Six ans, un véritable record pour l’époque ! Il faut dire, la commande était urgente : Saint Louis venait de racheter la Couronne d’épines à l’empereur byzantin, et il lui fallait un écrin digne de ce nom.

La Sainte Chapelle est un véritable joyau du gothique, sa construction a coûté trois fois moins cher que la fameuse Couronne d’épines…

En fait il y a deux chapelles en une. La « chapelle basse » était réservée au personnel de Saint Louis. Elle a subit une inondation, deux incendies, et a servi de dépôt de céréales pendant la Révolution.

La chapelle haute était réservée à la famille royale. Sa construction est un chef d’oeuvre, surtout pour l’époque : il n’y a presque pas de murs ! Ils ont été évidés au maximum et remplacés par des contreforts, afin de faire la part belle aux vitraux, qui tels une bande-dessinée, retracent l’histoire de la Bible. (Alors, la bédé, c’est pas un art ?!)

Et du coup, le résultat est éblouissant.

Au fond, la châsse où était précieusement gardée la couronne et d’autres reliques. Les vitraux situés au fond de la chapelle s’ouvraient sur la rue, et l’on exposait ces morceaux d’histoire biblique au bon peuple avant de les replacer soigneusement, loin des regards et des pillards. Peine perdue à la Révolution, la Sainte Chapelle, comme tous les édifices religieux, fut dépouillée de ses trésors. On remit tout de même la main sur la couronne, un fragment de croix et un clou (vous croyez qu’il reste de l’ADN de Jésus dessus ?), qui sont aujourd’hui gardés à quelques pas de là, à Notre Dame.

Supplément crânerie : A la fin du XIXe siècle, la Sainte Chapelle servait de bureau d’archives, des étagères étaient vissées sur les vitraux… alors forcément, lorsqu’elle fut réhabilitée, il fallut remplacer un bon paquet de pièces de verre !

Truc utile : Visitez la Sainte Chapelle un jour de grand soleil, c’est magique ! Et n’hésitez pas à suivre une visite guidée, le nombre d’anecdotes que contient cet édifice est égal à son âge ! Enfin, si vous comptez visiter aussi la Conciergerie, pensez au billet couplé pour que cela vous revienne moins cher.

La grisaille est là, il faut faire avec. Heureusement, les températures ne sont pas encore frigorifiantes : un pull, une veste, et un itinéraire simple à commencer vers 20h peuvent rattraper une journée de grisaille !

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Ce parcours débute à la fontaine qui se trouve au croisement de l’avenue des Gobelins, de la rue Monge et de la rue Claude Bernard. Pour connaître les détails de l’itinéraire, suivez le plan ci-dessous ! Au début c’est simple : remontez la rue Mouffetard. La faune est de sortie (quelques jolis portraits à faire), et les façades jaunies par les réverbères s’offrent à l’objectif avec gourmandise.

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L’intérêt, une fois ressorti de Mouffetard, est de déambuler dans les rues où se côtoient d’archi-vieilles maisons. Et quelques monuments apparaissent, comme ça, au détour d’une rue.

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L’itinéraire proposé est celui d’un soir, à vous de « flairer » et d’opter pour les rues qui vous tentent le plus. Parfois, c’est juste un bistrot au coin de la rue qui vous indiquera le chemin !

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Ce qu’on fait souvent pour nos balades, c’est se donner un point d’arrivée. Ce jour-là c’était : « on va jusqu’à Notre Dame » et paf, on marche, on s’arrête, on se recroqueville au sol pour trouver le bon angle, on jubile quand on arrive à choper « le » cliché qu’on avait imaginé, et on trottine jusqu’à la prochaine image que l’on mettra encore une fois en boîte avec délectation. Grâce à ça, le temps gris, on a l’impression de lui faire un peu la nique !

Même de dos, vous la reconnaissez ?

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Un indice :

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Ahah ! Fastoche, pour le 1er numéro ! Voici l’illustre cathédrale de Notre Dame de Paris, celle qui manqua de disparaître à plusieurs reprises avant que Victor Hugo ne la sauve en lui dédiant un roman. Mais nous ne sommes pas là pour en faire son apologie. Il s’agit de vous montrer la différence entre les gargouilles et les chimères, ces deux catégories d’êtres qui cohabitent sur les hauteurs du monument.

D’abord, les chimères :

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Autant être clair tout de suite. La différence majeure entre une chimère et une gargouille, c’est que la première ne sert à rien, alors que la seconde est vraiment utile au bon fonctionnement du bâtiment.

La chimère, elle date de la reconstruction menée par l’architecte Viollet-le-Duc dans les années 1850. Avant, point de chimère sur Notre Dame : les bestioles sont nées de la volonté de ce rebâtisseur qui a pris quelques libertés lors de la rénovation. Bien lui en prit puisque ces petits monstres qui semblent s’amuser de la pagaille parisienne (voire de la grisaille) en devinrent très rapidement des symboles. Donc si on résume, la chimère est l’élément marketing de Notre Dame et même, de la capitale (comme la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe ou les p’tites femmes de Pigalle).

Ensuite, les gargouilles :

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Ce sont ces bêtes à grand cou qui dépassent sur les contours de Notre Dame. Elles sont un peu plus nombreuses que les chimères. Et elles, elles ont un métier ! En effet, il leur incombe de collecter l’eau de pluie et de l’envoyer le plus loin possible de la façade, de manière à ce que la pierre ne soit pas abîmée. En gros, les jours de pluie, Notre Dame douche gratis !

Supplément Crânerie : et pourquoi « Gargouille » ? le nom évoque le glouglou de l’eau qui sort par la bouche de ces gouttières. On dit que ces animaux fantastiques éloignaient les démons des églises. La légende vient certainement du bruit de l’eau qui tombe en trombes ou du vent sifflant dans le conduit !

Les trucs utiles : On peut admirer gargouilles et chimères de près, en montant dans les tours. On peut. Ne vous sentez surtout pas obligé ! Car voici le chemin qui vous attend : moyennant une extorsion de 8€ après une attente estimée à environ 1h-1h30, on vous parque dans la boutique de la tour le temps qu’une trentaine de visiteurs ait payé son entrée. Ensuite, vous gravirez à la queue-leu-leu quelques dizaines de marches (au rythme du plus lent), puis vous atteindrez le sommet. Vous pourrez accéder au Bourdon (une grosse cloche dans la tour Sud) en refaisant la queue. Enfin, une dernière floppée de marches vous permettra d’accéder au plus haut point de la cathédrale, le sommet de la tour Sud. Mais là, un gardien réclamera de vous une certaine célérité parce qu’il n’y a pas que vous, quoi, égoiste ! Et vous voilà reparti pour une descente -retour à la case départ, 20 min montre en main. Et puis, à tous les coups il fera gris au sommet et vos photos seront moins jolies que les cartes postales vendues chez les bouquinistes !

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