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Un jour, quelqu’un inventera le filtre à charbon qui s’insère dans les narines. Et ce jour-là, je déciderai que cette personne sera mon dieu personnel. En attendant, il faut se munir de la seule chose existante : le courage, pour visiter les égouts de Paris.

Les égouts, ou comment la ville a grandit de manière anarchique, sans que jamais un système d’évacuation souterrain ne soit pensé avant la grande épidémie de peste et de choléra de 1832. A cette époque, il existait environ 50 km de conduits souterrains, même pas répertoriés. Aujourd’hui, il y en a plus de 2400 km.

Et quelle chance inouïe, grâce à ce musée, on peut marcher au-dessus des flots déversés par tous les immeubles se situant juste sur nos têtes ! Très vite, votre corps saura réagir : la respiration par le nez se bloque, pour laisser place à une respiration par la bouche qui s’avère tout aussi efficace, les odeurs nauséabondes en moins. Que voulez-vous, c’est le prix de la connaissance…

Imaginez la chance que l’on a quand on découvre, grâce aux petits panneaux explicatifs, que de nos jours l’eau de la Seine n’est plus puisée telle quelle pour être consommée. Au Moyen-âge, non seulement on y rejetait les excréments de toute la population, mais on la buvait. A la tienne !

C’est encore le préfet Haussmann qui a fait en sorte de changer la donne, pour faire de Paris une capitale moderne et salubre. Sous les nouvelles artères qu’il fait percer de toutes parts, il fait installer un réseau de collecteurs et en 1894, les immeubles sont contraints de se relier au tout-à-l’égout. Un terme qui signifie que plus une eau usée ne sera rejetée directement dans la Seine. D’ailleurs, toutes les eaux usées sont envoyées à Asnières, où elles sont ensuite dispersées dans des champs d’épandages (Asniérois, asniéroises, j’ai le regret de vous annoncer que… votre terre… si fertile… oui… vous avez compris). C’est finalement à partir de 1930 que les eaux sont traitées dans des usines d’épuration.

Et cette grosse boule ci-dessus, en devinerez-vous l’utilisation ? Je vous laisse inscrire vos supputations dans les commentaires… la réponse dans quelques jours !

Supplément crânerie : La grande majorité des rats de la capitale ont élu domicile dans les égouts. Et c’est Libération du 23 mars 2010 qui nous l’apprend, « la capitale compte 4 rongeurs par habitant dans les quartiers rupins, 8 à 10 dans les arrondissements où règnent davantage saleté et insalubrité. » Camarade parisien, choisis ton camp !

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