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Alors oui, je le conçois, c’est rageant. D’une, elle ne met pas son blog à jour pendant deeees semaines, et bien sûr les semaines les plus ensoleillées de l’année, et de deux, quand elle revient, c’est pour exhiber un mec en slip qui se dore la pilule sous le soleil d’octobre. Vous l’apprenez peut-être mais oui et re-oui, la vie est in-juste.

Il n’empêche. Une balade dans le parc Georges Brassens, tout là-bas là-bas perdu au fond du 15e, ça vaut le détour. Déjà, parce qu’on peut y admirer des maillots de bains rigolos. Mais aussi parce que l’étang, la fontaine, les jeux, le jardin, l’ancienne halle aux chevaux… tout cela vaut le détour.

Ce parc a été aménagé au sur l’ancien emplacement des abattoirs de Vaugirard, où des bêtes furent décanillées durant 80 ans -jusque dans les années 1970. Et auparavant, il y avait là des vignes de pinot noir. D’ailleurs, si vous cherchez bien, vous trouverez un petit lopin de terre où les élèves des écoles du coin viennent vendanger à l’automne. Il font même plus que ça : ces petits veinards peuvent observer les ruches qui se cachent dans un recoin. Les adultes eux, doivent attendre la fête du miel pour visiter le rucher, elle a généralement lieu le premier ou le deuxième week-end d’octobre.

Ce qui est génial dans ce parc, c’est qu’il y en a pour tous les goûts : des super jeux pour les petits, des aires de pique-nique en veux-tu en voilà, une colline artificielle pour jouer aux grimpeurs, et même un jardin des senteurs où poussent des herbes aromatiques et une roseraie. Pour ces deux dernières attractions, mieux vaut repasser en été (ô monde cruel).


Bref, les animations ne manquent pas dans le quartier, et figurez-vous… que ce n’est pas fini ! Parce qu’au niveau des anciennes halles du marché aux chevaux, vous trouverez tous les week-ends des marchands de livres grâce à qui vous pourrez compléter votre collection d’Harlequins Madame, votre collection de SAS Monsieur (j’aime les clichés, et en fait il y a bien mieux que ça sur les étals).

Et vraiment, ce parc est un endroit idéal pour y passer un chouette dimanche (d’autant plus qu’il y a des petits bistroquets qui ont l’air bien sympas autour).

Supplément crânerie : Posez la question, nonchalamment, à vos interlocuteurs… « mmm… et toi, tu savais qu’il y avait un phare à Paris ? mmmoui oui, un phare pour les bateaux… » Non, ceci n’est pas un plan afin de vous ridiculiser auprès de vos amis ! Emmenez-les jusqu’au bout de la rue des Morillons, au niveau des rails du train (zoomez sur la carte là-dessous pour visualiser) Vous tomberez sur… ça !

Supplément crânerie bis (n’en jetez plus) : Et vous savez quelle célèbre institution a élu domicile au 36 rue des Morillons ? Le service des Objets trouvés ! Il paraît que Karl Zéro, Aimé Jacquet et Richard Bohringer sont des étourdis habitués des lieux… Une autre personnalité porte certainement ce service un peu désuet dans son coeur… un homme trouva un jour dans la rue un petit calepin rempli de notes, de poèmes, d’idées… Après l’avoir feuilleté, il se dit qu’il avait l’air sacrément précieux et le déposa aux Objets trouvés. Quelques jours après, ce monsieur appela le service : « ça y est, je sais à qui appartient le carnet ! Hier j’ai vu l’acteur Didier Bourdon à la télé, et il racontait le scénario sur lequel il travaillait : c’était exactement ce que j’ai lu dans le carnet ! » En effet, Didier Bourdon en était bien le propriétaire… Il fut fort ému de retrouver ce petit calepin tout corné qui le suivait depuis des années !

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Aaaah, Versailles, sa cour, son Roi et ses écuyers ! Toute une époque, où le cheval avait une place de choix à la cour : les deux écuries qui font face au château abritaient 600 chevaux, les écuyers, les palefreniers, les musiciens et les pages : un village en soi !

La Grande Écurie où se déroulent aujourd’hui les représentations de Bartabas, servaient de cadre aux festivités royales. C’est au milieu du XVIIIe siècle que l’art du dressage connait son apogée, c’était une vraie source de divertissement pour le roi et sa cour. Puis la salle de spectacle prend feu, vers 1750. Curieuse synchronisation : la charpente de l’aménagement s’effondre en même temps que le règne Louis XVI.

Il faut attendre Napoléon 1er, qui demandera la restauration de la Grande Écurie. Mais avec le départ des souverains de Versailles, elle est à nouveau désertée. Il faut alors patienter jusqu’en 1970 pour que les bâtiments soient réhabilités mais… pour en faire des bureaux destinés à l’administration !

Finalement, en 2002, le Château de Versailles décide de redonner sa fonction première à l’édifice : Bartabas est choisi pour faire revivre la Grande Ecurie. Il fait reconstruire un manège, tout de bois et de miroirs, simplement mais somptueusement décoré : des planches de bois au naturel, des fresques du peintre Jean-Louis Sauvat et des lustres en verre de Murano, qui donnent un véritable cachet au lieu. Bartabas a créé dans ces lieux une académie qui n’est pas vraiment une école d’équitation, plutôt un laboratoire de création, dit-il. Presqu’un corps de ballet à cheval…

Tous les samedis matin, vers 11h, il est possible d’assister aux séances de dressage des chevaux au sein de ce manège, puis de visiter les écuries. Une vraie découverte même si l’on a l’impression d’assister à un mini-spectacle plutôt que de pénétrer dans les coulisses de l’Académie du spectacle équestre. Mais quelles prouesses ces dresseurs arrivent à faire exécuter aux chevaux… c’est subtil, et enchanteur à la fois.

Truc utile : Prix de 6 à 12€, mieux vaut réserver (www.acadequestre.fr)

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