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De l’extérieur, tout semble calme, paisible. On entend bien certains glisser « j’ai pris un peu de riz, et une bouteille d’eau », mais on ne se doute pas.

Dans la file d’attente, les gens sourient, papotent, rient de ce qui les attend, innocemment. Puis soudain, l’effroyable cri. Une mégère à la perruque peroxydée d’au moins 22 ans et demi hurle de toutes ses forces les consignes, c’est la cohue. Mais encore rien au regard de ce qui nous attend dans les entrailles du Studio Galande.

La salle est toute petite, et à peine entrés, on flaire le danger. Pourquoi ces toiles tirées sur les murs, cet écran protégé par une grande bâche blanche ? Prudents, nous nous installons vers le fond. La mégère revient, hurle ses ordres maintenant accompagnée de 5 ou 6 camarades de jeu. Les règles sont données, la messe est dite : les places du fond ne sont pas forcément les meilleures. Vous avez déjà vu le Rocky Horror Picture Show ? Vous vous souvenez des scènes de mariage ? Eh bien le riz… voilà voilà, c’est bien pour ça. Qui dit mariage dit bonheur, et surtout, lâcher de riz derrière soi dans la salle. Et sinon, vous vous souvenez des scènes d’orage dans le film ? Voilà voilà, la bouteille d’eau… la pluie… derrière soi… les places du fond… voilà voilà. Le riz, l’eau. Voilà voilà.

Et sinon, vous veniez parce que vous aviez aimé le film ? Laissez tomber, on ne vient pas au studio Galande pour VOIR le Rocky Horror, on vient pour ce qu’en font les comédiens ! Le film est un support qu’ils détournent, falsifient, condensent, reproduisent (au sens biblique du terme), et si possible avec des membres du public :

(la demoiselle prête à gober les mouches n’est PAS une comédienne…) Ah oui, et donc, les places de devant… sont aussi exposées à d’autres sortes de risques ! Parce que vous croyez qu’elle fait quoi, là, la comédienne à droite de l’image ? Qu’elle raconte une blague à un des spectateurs ? Eh bien en tous cas il a du l’apprécier de très près, la blague !!!

Et parfois, il leur manque un comédien pour la soirée. Pas grave, ils piochent dans le public ! Vous êtes prévenus, mais ce qu’on peut vous assurer, c’est que la crise de rire est bel et bien là quand on est « immergé » et face à ces fous qui osent tout !

Truc utile : Pour réserver sa place (8€ sans compter le pourboire à donner à la fin aux comédiens amateurs), direction Allociné. Pour plus d’info sur ces folles soirées, direction le studio Galande ! Sachez également que deux troupes différentes jouent chacune leur propre version les vendredi et samedi soir, à 22h10. A vous de décider à laquelle assister !

Supplément crânerie : Si le film n’a eu que peu de succès en 1975 à sa sortie, il s’est bien rattrapé avec le temps…  Pour le rentabiliser, il fut redistribué dans un premier temps à New-York à minuit. Des fans inconditionnels commencèrent à assister religieusement aux séances, puis à s’approprier le film en inventant des dialogues alternatifs à ceux qu’ils connaissaient déjà par coeur… Bien sûr, ces nouveaux dialogues avaient surtout une connotation sexuelle ! Et puis ils se mirent à danser, chanter sur les chansons, jusqu’à ce que ces séances deviennent de véritables rituels avec certains qui en plus du riz et de l’eau, se mirent à brasser un journal pour reproduire le bruit de l’orage, à brandir un drapeau écossais à chaque « Great Scott ! » ou à dégainer un pistolet à eau… Bref, le mythe du Rocky Horror était né, et 35 ans après, des comédiens offrent leur version trash du film un peu partout dans le monde ! Une expérience à vivre… par temps chaud 🙂

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L’accès ressemble à un porche d’immeuble, facile de le louper sur la rue St Martin ! Il faut donc vous rendre au n°221 de la rue pour accéder au passage de l’Ancre, considéré comme l’un des plus vieux de Paris. Ici, pas de toit de verre, le passage n’est pas recouvert.

En revanche, il est feuillu, lumineux et très coloré.

On trouve dans cette micro-ruelle la boutique Pep’s, tenue par un docteur es parapluies, capable des meilleures réparations. Ce magasin qui date des années 1960 est une relique du quartier des parapluies, car fut un temps où une partie du sentier était consacrée à l’outil en question !

Et pourquoi « Passage de l’Ancre », au fait ? C’est une auberge située à l’extrémité du passage qui avait comme enseigne une Ancre. L’ancien « passage du puits » s’est alors transformé en « passage de l’ancre » parce qu’il faut bien le dire, ça claque mieux, quand même.

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