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L’hôtel national des Invalides, c’est plein de musées en un. Alors mieux vaut choisir avant d’y aller, sous peine d’effleurer les collections entreposées du sous-sol au grenier !

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Et aujourd’hui, c’est ambiance rentrée des classes : révisons les deux Guerres Mondiales. Et oui, élèves de 3ème et de Terminale, c’est pour vous !

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Depuis l’annexion de l’Alsace et du nord de la Lorraine par l’Allemagne, le récit de la Première Guerre Mondiale se déroule sous nos yeux à l’aide de maquettes, objets récupérés (comme cette pèlerine encore maculée de la boue des tranchées) et affiches.

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De salle en salle, des panneaux décrivent les évènements avec précision et force détails. Ce musée est réellement bien fait ; on peut trouver les informations un peu trop abondantes, mais si l’on sélectionne un peu, entre les films projetés et les objets exposés, l’essentiel de ce pan de l’histoire nous revient à l’esprit.

Et puis, l’essentiel en question ne se traduit-il pas mieux lorsqu’on le découvre à travers une multitude de détails ?

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Comme ces mini-motos parachutées aux résistants dans des tubes en acier ! Ou alors, avoir sous les yeux la véritable machine à encrypter les messages Enigma :

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Truc utile : Comptez au moins deux heures pour pouvoir visiter et découvrir le musée dans son intégralité. Et scrutez bien les objets d’époque exposés : la plupart sont de véritables surprises !

Supplément crânerie : Oui, à l’hôtel national des Invalides, il y a encore des invalides ! Une aile de l’édifice abrite encore retraités et invalides des armées françaises. C’est Louis XIV qui est à l’origine de ce projet : le bâtiment devait servir à la fois d’hôpital, d’hospice, de caserne et de monastère (d’où la taille et les deux églises, une pour le roi, une pour le petit peuple). Les anciens combattants du roi étaient donc rapatriés ici après une blessure, et s’ils ne pouvaient reprendre le chemin du combat, ils y apprenaient un nouveau métier (cordonnier, maçon, ouvrier de la soie…)

http://www.invalides.org/

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Alors bien sûr, on peut râler parce que l’intérieur est sombre, parce que les notices explicatives sont parfois mal éclairées et parce qu’elles sont souvent chiches en explications.

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Mais franchement, l’atmosphère qui règne ici a quelque chose de magique. Traverser ces continents, découvrir ces statues parfois faites d’un seul tenant (comme celle-ci par exemple), plonger dans des cultures où les coutumes sont à mille lieux des nôtres… c’est envoûtant. Statues, films, toiles et objets insolites sont répartis en fonction des continents. On visite ici les « arts premiers » (définition contestée) en provenance d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. En proportions, les collections ne sont pas égales, mais pour les débutants que nous sommes, cela évite peut-être une visite interminable et lassante.

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A la lueur du jour, le musée offre aussi une belle série de surprises, à commencer par son jardin touffu protégé des bruits de la rue par une haute paroi de verre. Coins et recoins offrent des espaces pour lire ou pique-niquer, dans une végétation luxuriante !

Imaginé par l’architecte national Jean Nouvel (et son cabinet), le musée est invisible depuis l’autre rive de la Seine. Sa forme, longue et relativement basse, en fait un bâtiment discret. On est loin du tape-à-l’oeil des années 1900, et pourtant les couleurs et la forme ont de quoi surprendre !

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Supplément crânerie : La végétation pousse d’ailleurs à l’horizontale ET à la verticale au musée du Quai Branly : ne manquez pas le mur végétal sur le quai. Plus de 150 espèces régulent la température du bâtiment, été comme hiver !

Passez également du côté de la rue de l’Université. Une partie du musée donne sur cette rue. Observez les plafonds depuis les fenêtres : des décors apparaissent… chaque étage a été réalisé par un artiste aborigène différent.

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Tout n’est pas rose au Palais de Tokyo. Ni rouge, ni bleu, ni ce que tu veux.

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Il y a du « destroy travaillé » à l’intérieur, c’est chic, c’est tendance, c’est in. Mais ne vous laissez pas abuser : toutes les expositions ne sont pas bonnes à voir. Tenez par exemple en ce moment, l’expo Spy Numbers : laissez tomber. C’est 4€50 l’entrée, mais c’est déjà trop, ça sent l’expo-d’été-pour-faire-rentrer-l’argent-pendant-les-travaux à plein nez. L’arnaque absolue, quoi. En revanche, il paraît que l’expo Cartier Bresson n’est pas mal du tout. Oui, parce qu’une aile abrite la création contemporaine, et l’autre l’art moderne de la Ville de Paris.

Si l’intérieur est « destroy travaillé », l’extérieur est « destroy juste crade ». On ne le voit pas sur la photo, mais le sol est jonché de détritus sur le parvis, ça sent l’urine et il semble même que nos pieds aient foulé des régurgitations avinées dans les escaliers. Beau de loin, etc.

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Mais mais ! Car il y a deux mais. Le site a un intérêt pour deux choses. Vous voyez cette case de verre tout là-haut là-haut ? C’est le Nomiya Restaurant. Depuis le 1er juillet dernier, cette petite chose de 72m² accueille 12 convives au déjeuner et à l’heure du dîner. Autant dire que ça se bouscule au portillon : il reste 8 places les 15 et 17 septembre prochains, vous pouvez vérifier là ! Dans cet éphémère restaurant de poche, on déguste des plats paraît-il gastronomiques (à 60-90€ le repas, je veux mon neveu !) tout en ayant une vue à 360° sur Paris. Cool enough, huh ?

Pour les terre à terre qui prétendraient préférer biner le sol et cultiver eux-même ce qu’ils dîneront ce soir plutôt que de glisser leurs pieds sous la table à 40 mètres du sol, le Palais de Tokyo leur réserve un espace :

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Le Jardin Sauvage et le Jardin aux habitants, coincés contre l’édifice en contrebas de l’escalier situé rue de la Manutention. Petit coin de verdure rafraîchissant où, aussi surprenant que cela puisse paraître, des palmiers ont pris racine.

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17 habitants du quartier cultivent leur lopin de terre ; tomates, fraises, salades poussent ici. Une poule était apparemment aussi l’une des attractions du jardin, mais un malfaiteur semble s’en être emparé. Gosh !

Supplément crânerie : Le palais de Tokyo, le Palais de Chaillot et la Tour Eiffel sont les trois monuments rescapés des expositions universelles. Tous les autres furent détruits peu de temps après l’exposition pour laquelle ils avaient été bâtis. Et pourquoi le Palais de Tokyo se nomme-t’il ainsi, renchérissez-vous ? Eh bien parce que l’avenue de New-York, qui longe le palais et la Seine, s’appelait « avenue de Tokio » jusqu’en 1945, c’est bien ça, avec un i !

http://www.palaisdetokyo.com/

Et finalement, se dire qu’en tant que femme on n’est pas mal loties de nos jours. Enfin, en France et si on compare avec l’époque médiévale, justement !

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Ce petit havre de paix se cache tout près de la Sorbonne : les frustrés du jardin potager pourront y admirer courges et bettes (les légumes) en train de grandir au soleil, sans se soucier le moins du monde de la circulation aux alentours. Comme les promeneurs, d’ailleurs.

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Après avoir admiré chardons et vigne vierge…

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…puis observé de plus près le manège des abeilles…

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…ne vous arrêtez pas au premier jardin. Il continue le long du musée du Moyen-Age. Les heureux parents de bambins surexcités seront soulagés d’apprendre qu’une petite aire de jeux a été aménagée, et que de curieuses traces d’animaux devraient les tenir en haleine un moment avant que vous ne leur révéliez le secret de ces empreintes, expliquées sur un panneau !

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Supplément crânerie : Grâce à des panneaux dispersés dans les coins, vous en saurez plus sur ces fameux cahiers intitulés le « Ménagier », petit guide à l’usage de la parfaite femme d’intérieur. Oui, les bourgeois gentilshommes du Moyen-âge trouvaient judicieux d’élaborer ces petits bijoux de ringardise, où prières, conseils de dévotion (au mari ?), de cuisine et de jardinage étaient dispensés. Au moins, cela forçait la bonne société à apprendre la lecture aux femmes, et c’est déjà ça !

Site du jardin médiéval et du musée

Il était une fois de riches habitants qui ne voulaient pour rien au monde voir une gare dégrader leur quartier. Aussi, on leur promit de construire un chouette édifice qui n’accueillerait que des trains électriques, donc propres (pas question que la fumée des locomotives noircisse les façades !)

Voilà comment la gare d’Orsay est née en 1900, après avoir été construite en 2 ans à peine. Cette gare chic dans un quartier chic permettait à la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans d’arriver en plein cœur de Paris plutôt qu’à Austerlitz (trop loin !).

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La gare d’Orsay a battu des records de non-longévité : 45 ans après son inauguration, elle stoppe son activité. Les quais sont devenus trop courts par rapport à l’évolution des rames de train. Avant d’être désaffectée, elle rend un dernier service à la nation : les prisonniers de guerre et déportés de retour d’Allemagne, en 1945, débarquent ici.

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Voilà pourquoi la grande verrière, l’horloge (qui n’a pas bougé depuis 1900) et cette hauteur impressionnante.

Désaffectée, la gare sera utilisée pour quelques tournages. De Gaulle, président, envisage de la raser et de la remplacer par un hôtel en verre dans les années 1960. Et puis finalement, non, le bâtiment est sauvé de la destruction.

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C’est Valéry Giscard d’Estaing qui en fera un musée dédié aux arts tel qu’ils s’exprimèrent entre 1848 et 1914 (on est précis ou on ne l’est pas !)

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Le temps des travaux d’aménagement, c’est le président suivant, François Mitterrand, qui inaugurera ce nouveau musée en 1986.

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Sculptures, dessins, toiles… Vous croiserez ici du Rodin, Camille Claudel, Gauguin, Matisse, Toulouse Lautrec ou Van Gogh parmi tant d’autres.

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Mais attention ! Le 5ème étage, où se trouve la collection des toiles impressionnistes, sera fermé au public à partir de cet automne jusque fin 2010, pour la réalisation de travaux importants. En attendant, les toiles seront dispatchées ailleurs dans Orsay ou prêtées à d’autres musées.

Alors grouillez-vous, nondedjiou !

Supplément crânerie : La gare Grand Central de New-York est une copie, à peu de choses près, de cette gare. Et puis et puis… les œuvres exposées ici ont été créées entre 1848 et 1914. Eh bien le numéro du standard d’Orsay se termine par… 48 14 ! (avec ça, vous allez pouvoir grave crâner !)

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