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Construction : 1242-1248. Six ans, un véritable record pour l’époque ! Il faut dire, la commande était urgente : Saint Louis venait de racheter la Couronne d’épines à l’empereur byzantin, et il lui fallait un écrin digne de ce nom.

La Sainte Chapelle est un véritable joyau du gothique, sa construction a coûté trois fois moins cher que la fameuse Couronne d’épines…

En fait il y a deux chapelles en une. La « chapelle basse » était réservée au personnel de Saint Louis. Elle a subit une inondation, deux incendies, et a servi de dépôt de céréales pendant la Révolution.

La chapelle haute était réservée à la famille royale. Sa construction est un chef d’oeuvre, surtout pour l’époque : il n’y a presque pas de murs ! Ils ont été évidés au maximum et remplacés par des contreforts, afin de faire la part belle aux vitraux, qui tels une bande-dessinée, retracent l’histoire de la Bible. (Alors, la bédé, c’est pas un art ?!)

Et du coup, le résultat est éblouissant.

Au fond, la châsse où était précieusement gardée la couronne et d’autres reliques. Les vitraux situés au fond de la chapelle s’ouvraient sur la rue, et l’on exposait ces morceaux d’histoire biblique au bon peuple avant de les replacer soigneusement, loin des regards et des pillards. Peine perdue à la Révolution, la Sainte Chapelle, comme tous les édifices religieux, fut dépouillée de ses trésors. On remit tout de même la main sur la couronne, un fragment de croix et un clou (vous croyez qu’il reste de l’ADN de Jésus dessus ?), qui sont aujourd’hui gardés à quelques pas de là, à Notre Dame.

Supplément crânerie : A la fin du XIXe siècle, la Sainte Chapelle servait de bureau d’archives, des étagères étaient vissées sur les vitraux… alors forcément, lorsqu’elle fut réhabilitée, il fallut remplacer un bon paquet de pièces de verre !

Truc utile : Visitez la Sainte Chapelle un jour de grand soleil, c’est magique ! Et n’hésitez pas à suivre une visite guidée, le nombre d’anecdotes que contient cet édifice est égal à son âge ! Enfin, si vous comptez visiter aussi la Conciergerie, pensez au billet couplé pour que cela vous revienne moins cher.

Aaaah, Versailles, sa cour, son Roi et ses écuyers ! Toute une époque, où le cheval avait une place de choix à la cour : les deux écuries qui font face au château abritaient 600 chevaux, les écuyers, les palefreniers, les musiciens et les pages : un village en soi !

La Grande Écurie où se déroulent aujourd’hui les représentations de Bartabas, servaient de cadre aux festivités royales. C’est au milieu du XVIIIe siècle que l’art du dressage connait son apogée, c’était une vraie source de divertissement pour le roi et sa cour. Puis la salle de spectacle prend feu, vers 1750. Curieuse synchronisation : la charpente de l’aménagement s’effondre en même temps que le règne Louis XVI.

Il faut attendre Napoléon 1er, qui demandera la restauration de la Grande Écurie. Mais avec le départ des souverains de Versailles, elle est à nouveau désertée. Il faut alors patienter jusqu’en 1970 pour que les bâtiments soient réhabilités mais… pour en faire des bureaux destinés à l’administration !

Finalement, en 2002, le Château de Versailles décide de redonner sa fonction première à l’édifice : Bartabas est choisi pour faire revivre la Grande Ecurie. Il fait reconstruire un manège, tout de bois et de miroirs, simplement mais somptueusement décoré : des planches de bois au naturel, des fresques du peintre Jean-Louis Sauvat et des lustres en verre de Murano, qui donnent un véritable cachet au lieu. Bartabas a créé dans ces lieux une académie qui n’est pas vraiment une école d’équitation, plutôt un laboratoire de création, dit-il. Presqu’un corps de ballet à cheval…

Tous les samedis matin, vers 11h, il est possible d’assister aux séances de dressage des chevaux au sein de ce manège, puis de visiter les écuries. Une vraie découverte même si l’on a l’impression d’assister à un mini-spectacle plutôt que de pénétrer dans les coulisses de l’Académie du spectacle équestre. Mais quelles prouesses ces dresseurs arrivent à faire exécuter aux chevaux… c’est subtil, et enchanteur à la fois.

Truc utile : Prix de 6 à 12€, mieux vaut réserver (www.acadequestre.fr)

« La Tour Eiffel, dont la commerciale Amérique elle-même ne voudrait pas, c’est, n’en doutez pas, le déshonneur de Paris » : l’accueil fut plutôt froid, au lancement du projet !

La phrase est tirée d’un manifeste corsé et très clair sur son intention de faire capoter le projet, signé par des personnalités comme Guy de Maupassant ou l’architecte de l’opéra Charles Garnier. D’après eux, on n’aurait pu choisir pire projet, alors que 107 propositions avaient été déposées pour la construction d’un bâtiment destiné à marquer la grandeur de la France, lors de la prochaine Exposition Universelle.

Peine perdue, « l’odieuse colonne de tôle boulonnée », comme ils la nommaient, vit bel et bien le jour en 1889. Pire ! La concession accordée pour 20 ans fut finalement prolongée à 70 ans en 1910, avant qu’elle devienne permanente. Il faut dire que l’ingénieur Gustave Eiffel a tout fait pour rendre son œuvre indispensable : vu les critiques, il savait que pour le salut de sa tour, il fallait lui donner une utilité technique et scientifique. Dès le début, il installe une station météorologique à bord, grâce à laquelle il multiplie les expériences (sur la résistance de l’air surtout). La tour est équipée d’une station de TSF en 1898, puis après la mort d’Eiffel, en 1925, sont installées les premières stations radio et TV. Aujourd’hui, celle qui s’est imposée comme LE symbole de Paris et de la France, est aussi un super émetteur pour la grande majorité des chaînes de télé et de radio.

Et puis la tour, elle présentait bien : c’était la preuve de la fougue Française, de sa maîtrise de la technologie et de la modernité du pays. Bon, les fondations ont été creusées à la pelle (véridique), mais pour le reste, le montage du Meccano géant était ul-tra moderne ! La tour Eiffel a conservé la palme du plus haut édifice du monde jusqu’en 1929, date de la construction de l’immeuble Chrysler à New-York. A sa construction, c’était « the place to be », au point que le Figaro installera son imprimerie au 2eme étage en 1889 !

Des exploits ont émaillé l’existence de l’édifice, ils n’ont pas tous brillé par leur réussite : en 1912, l’homme oiseau se jette du 1er étage pour une démonstration et s’écrase lamentablement au sol devant un parterre de curieux, de journalistes et… de la première caméra. L’homme était en fait un tailleur d’origine autrichienne qui avait sur le dos ni plus ni moins qu’un poncho amélioré. Poncho qui ne lui aura pas évité la mort.

En 1984, deux britanniques prennent plus de précaution en choisissant le parachute pour sauter clandestinement depuis le 3ème étage. Cinq ans plus tard, Philippe Petit part du Trocadéro pour rejoindre le 2ème étage de la tour Eiffel sur son fil : le funambule parcourt 700 mètres sans protection !

Supplément crânerie : En 1953, le 25 millionième visiteur de la Tour Eiffel reçut comme cadeau une voiture, quelle surprise ! Quelle suprise aussi en 1983 pour le cent millionième visiteur qui eut… Mireille Mathieu comme hôtesse pour sa visite sur la tour… Quant au 150 millionième visiteur, en 1993, il ne reçut rien, ni Mireille Mathieu, ni voiture : tout se perd ma bonne dame !

Truc utile : la tour Eiffel, c’est toujours bondé. Pour avoir une chance de moins faire la queue, il faut choisir le pilier sans ascenseur : on gravit les étages à pied, ça maintient en forme et on n’a pas l’impression de faire partie d’un troupeau de moutons géant. C’est plus gratifiant, quelque part !

Vous connaissez son petit surnom ? La grosse meringue ! Aaaaah, le butte Montmartre, son parc, sa légende d’Amélie Poulain, le vieux monsieur qui donne à manger aux oiseaux (n’essayez même pas de le prendre en photo, vous seriez bons pour un majeur pointé bien haut !), ses vendeurs à la sauvette et les mille milliards de touristes qui frôlent les marches chaque année…

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Sous la butte, un gruyère : les 129 mètres d’altitude ne sont composés que de dédales de passages souterrains creusés à l’époque où une carrière de gypse était exploitée à Montmartre. Pour construire la grosse meringue, il fallut commencer par couler 83 puits de béton (de 33 mètres de profondeur, tout de même) pour ensuite disposer la structure dessus. On dit que le Sacré-Cœur soutient la butte plutôt que le contraire…

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Et le Sacré-Coeur de quoi, au fait ? De notre ami Jésus ! La construction de cette basilique, c’était une manière d’expier les horreurs de la Commune et du siège de Paris par les Prussiens en 1870. Que de violence, que de morts… que de pêchés, quoi. Alors pour se faire pardonner, les Français firent massivement des dons afin d’ériger le Sacré-Cœur. Les travaux débutèrent en 1875, et s’achevèrent lorsque la Première Guerre Mondiale éclata. Depuis, les fidèles y assurent jour et nuit le relais ininterrompu de l’adoration perpétuelle. Amen.

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L’intérieur de la basilique vaut d’être visitée pour sa taille grandiose et pour l’immense mosaïque de 475m² (dont vous apercevez un bout ci-dessus). Le dôme est une autre attraction de la visite. Après quelques milliers de marches dans une  tour sans fin (claustrophobes s’abstenir), Paris s’offre à vous. Outre le soulagement d’être enfin sorti du tunnel (et la légère angoisse qui vous pince le coeur lorsque vous comprenez ce qui vous attend pour la descente), un « ouah » devrait sortir de votre bouche devant l’étendue du paysage (ou un wow pour les anglais, un puta madre pour les italiens et un schaïsseuh pour les allemands).

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Aproveche, comme disent les espagnols, surtout si vous passez par là un jour de grand beau temps ! Et ne tremblez pas si la « Savoyarde » se met à beugler, c’est juste une cloche de 18 835 kg que l’on agite en-dessous de vous !

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Supplément crânerie : mais au fait, pourquoi la basilique reste si parfaitement blanche alors que la plupart des cathédrales doivent être régulièrement passées au karcher pour retrouver l’éclat de leur jeunesse ? Parce qu’elle a été construite avec un calcaire spécial (de Château-Landon) qui au contraire des autres matériaux, blanchit avec la pluie ! D’ailleurs, scrutez les endroits que la pluie ne peut pas atteindre, au sol : ils sont désespérément noirs…

Truc utile : si vous avez le choix, évitez Montmartre le week-end. C’est noir de monde, on se marche dessus, et l’attraction perd une grande partie de son intérêt.

Foin de la Joconde, de la Victoire de Samothrace et de tous ces Japonais qui les flashent ! Le Louvre, on peut le parcourir nez en l’air -pas de touristes sur les photos, et des œuvres qui content une autre histoire que celles exposées dans les vitrines ou sur les socles…

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Le Louvre, c’est un château dont l’édification a commencé sous Philippe Auguste en 1190 et s’est terminée… dans les années 1990. Peu ou prou, 800 ans pour en faire ce qu’il est aujourd’hui !

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Car avant de ressembler à une villégiature royale pour souverain en manque de reconnaissance, le Louvre, c’était un « bête » château fort à la sortie de la ville. Il était sensé protéger le bon peuple des attaques provenant du Nord. Tours, donjon, fortifications… rien n’y manquait, c’était un beau château carré.

Oui mais voilà : le bon peuple proliférant, il se mit à construire de nouvelles habitations tout autour du château, et même au-delà : la fonction protectrice du Louvre était mise à mal.

C’est François Ier au XVIe siècle, qui fait entrer ces murs dans la période « Renaissance » : il détruit le donjon au centre, agrandit les ouvertures, et transforme la forteresse en palais royal.

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A partir de cette date, le Louvre ne cessera d’être transformé, agrandi, étiré par tous les rois qui se succèdent, de sorte que la première version disparaît totalement.

Pour découvrir les fondations du premier château, entamez votre visite au niveau de l’aile Sully, direction « le Louvre médiéval ». Toutes les pièces du château sont dotées de petits panneaux informatifs sur l’histoire de ses murs. Et n’oubliez pas de lever les yeux… les plafonds sont ornées de superbes peintures ou de fresques commandées par les rois.

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De François Ier à Louis XIII, le Louvre prend ses proportions actuelles (l’aile côté rue de Rivoli sera elle terminée courant XIXe). C’est Louis XIV qui se lassera du joujou, et recommencera un nouveau château à Versailles. Jusqu’à la Révolution, le bâtiment est laissé tel quel.

Mais entre l’abandon des lieux par Louis XIV et la Révolution, ces milliers de m² habitables ne restent pas vides, pensez… le Louvre devient un immense squat ! oui oui, Académies de peinture, de sculpture, d’architecture, de politique, des sciences et j’en passe, investissent les lieux. C’est le dernier endroit à la mode pour les artistes branchouilles de ces siècles passés. Petit hic : à force de passage et de squattage, le château se détériore et de grands noms réclament sa réhabilitation. Finalement, le Louvre devient musée après 1789, et les collections nationales sont constituées grâce aux… saisies révolutionnaires.

Bon an mal an, les travaux reprennent et le plus gros est achevé courant XIXe.

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Lors de votre visite, ne manquez pas, tout près de la Joconde, ce magnifique plafond qui représente les quatre souverains ayant le plus soutenu les arts durant leur règne. C’est dans cette salle que se déroulaient les séances législatives à partir de 1859.

Vous pouvez aussi imaginer la vie du ministère des finances quand il était encore dans ces murs, jusque dans les années 1990 côté aile Richelieu (Balladur fut le dernier ministre des finances à officier depuis le Louvre).

Et bien sûr, observer de près l’objet de toutes les polémiques, la dernière modification apportée au Louvre par le dernier monarque républicain (et oui, paraît-il que maintenant on est plutôt retourné à l’ère napoléonienne), j’ai nommé M. Mitterrand (ou Mittran, comme disait l’autre) et ses pyramides.

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Supplément crânerie : Saviez-vous que François Mitterrand avait envisagé de placer le Penseur de Rodin sous la grande pyramide, initialement ? Un soir des années 80, en comité restreint (et on le comprend, puisqu’il était accompagné de Mme Pingeot et d’une certaine Mazarine), il fit déplacer la statue pour voir l’effet produit… dommage, le Penseur avait l’air perdu, et pas seulement dans ses pensées. Trop petit pour être placé au centre d’une si grande pyramide, le projet est abandonné !

Quoi de plus original que de faire sa gym au milieu du plus grand rond-point de France ?

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L’Arc de triomphe, pour un parisien, c’est le monument qu’on ignore par excellence. Et pourtant, il en raconte des choses ! Figurez-vous, d’abord, que chaque pied équivaut au poids de deux tours Eiffel. Et oui ma bonne dame ! Et si l’Arc pouvait parler, il aurait quelques tranches d’Histoire à nous raconter. Comme le passage des cendres de Napoléon Ier sous l’arche, l’enterrement du Soldat inconnu, le défilé de la victoire en 1944… et même le passage de quelques aviateurs entre ses jambes (les fous !)

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Mais revenons à nos moutons : nous sommes là pour pratiquer un peu de sport. Voilà ce qui vous attend : 284 marches pas piquées des vers, qu’il faudra s’il vous plaît gravir sans jamais s’arrêter. En haut, un banc vous attend pour récupérer !

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Après l’effort, passez aux activités proposées par le musée. La présentation a été entièrement revue il y a un an environ, et dans l’ensemble, c’est plutôt bien foutu. Vous pouvez déjà vous promener sur un planisphère pour découvrir les Arcs de triomphe du monde entier. Dans la salle de l’Attique au niveau supérieur, des écrans relatent l’histoire de l’Arc. Mais le plus ludique est certainement cet arc miniature dont on s’empare, et que l’on peut tourner à sa guise pour zoomer sur des sculptures du monument. En fonction de votre choix, l’écran dévoile l’histoire du détail que vous avez choisi.

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Enfin, allez respirer l’air de la place de l’Etoile sur le toit, et surtout admirer l’autre arche qui fait face au loin, dans le quartier de la Défense. Vous aurez peut-être même la chance d’essayer les nouvelles lunettes d’observation à « réalité augmentée » : en fonction de l’endroit où vous regardez, les jumelles indiquent automatiquement le nom des bâtiments et présentent même des images d’archives de diverses époques (elles n’étaient pas encore installées quand j’y suis allée, si quelqu’un les a testé je suis curieuse de connaître votre avis !)

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Et ni une ni deux, il faut redescendre les trente mille millions de marches pour rejoindre la terre ferme, puis aller faire un petit salut au Soldat inconnu. Et lever la tête, pour observer les détails du plafond.

Supplément crânerie : l’Arc de triomphe, ça a été inventé pour triompher, c’est évident pensez-vous ! Que nenni. L’Arc de triomphe, à l’époque des Romains, avait une toute autre fonction. Lorsque les troupes rentraient des campagnes militaires, elles devaient déposer toutes leurs armes au pied de l’édifice, puis passer sous l’Arc. C’était une manière d’abandonner le costume de guerrier pour redevenir un simple citoyen. Très vite, cette signification fut oubliée et les Arcs furent érigés pour glorifier les victoires.

Truc utile (quoique cela peut aussi vous servir pour crâner) : Vous voulez éblouir votre entourage ? Attendez le 7 février, le 10 mai, le 1er août ou le 4 novembre (environ, hein) et placez-vous dans l’axe de l’Arc de triomphe. Les 10 mai et 1er août, en étant du côté des Champs-Elysées, vous pourrez admirer un coucher de soleil pile entre les pieds de l’Arc ! Les 7 février et 4 novembre, avis aux lève-tôt : en se plaçant du côté de la porte Maillot, vous assisterez au lever dans l’axe de l’Arc. Attention, le spectacle ne dure que quelques minutes, soyez à l’heure !

http://arc-de-triomphe.monuments-nationaux.fr/

…quoique ce ne soit pas bien joli joli, de vassaliser !

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Aaaah, Versailles, les frasques du passé, la vie de château, les courtisans et… aujourd’hui, les touristes. Alors oui, le château est magnifique. L’intérieur éblouissant. Pour autant que vous puissiez en voir quelque chose !  Choisissez bien votre jour de visite, oubliez les jours fériés ou les week-ends ensoleillés. Sans cela… difficile de s’approcher du lit de son altesse royale ou simplement de lire les panneaux d’explications !

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Vous pouvez tout de même admirer les plafonds, c’est vrai…

Enfin ne renions pas l’intérêt du château : il est chargé d’une histoire passée et récente, après tout c’est ici que notre cher président de la République Française a discouru pour la première fois depuis 1875 devant le parlement, l’été dernier !

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En ressortant du château par l’arrière, vous déboucherez sur le modeste jardin. Modeste si l’on compare à sa taille originelle : il était dix fois plus grand quand Louis XIV s’installa dans ces murs !

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A l’époque, le parc était ouvert au public qui pouvait déambuler à souhait entre les bosquets. Évidemment, quand le roi sortait pour sa promenade, la vermine était chassée. Ce petit peuple ayant d’ailleurs trop dégradé les nombreuses statues du parc, il fut décidé de le refermer. Aujourd’hui, pour les mêmes raisons… il est question de faire payer l’accès au parc. Alors arrêtez de taguer, bande de malotrus !

Déambulez plutôt tranquillement entre les bosquets pour découvrir où notre bon roi organisait ses bals d’extérieur, où il écoutait des petits concertos en plein air et même, un peu plus loin, où Marie-Antoinette logeait.

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Supplément crânerie : L’illustre architecte Le Nôtre est à l’origine du tracé de ce parc. Mais il n’est pas le seul ! Parmi les autres contributeurs, on trouve… les frères Perrault, dont Charles, l’auteur des contes. Les concepteurs imaginèrent une sorte de féérie aquatique que vous pouvez admirer les jours de « Grandes Eaux », où toutes les fontaines du parc sont en action. Le problème, c’est qu’il fallait assez d’eau pour la faire jaillir de toutes parts et provoquer l’éblouissement de ceux qui s’y promènent… Des réservoirs de plus en plus vastes furent construits, on amena l’eau de la Seine, puis on finit par imaginer la construction de canaux depuis la côte Picarde. Ces travaux ne furent jamais terminé… Alors pour économiser l’eau, les fontainiers sifflaient pour prévenir leurs collègues de l’arrivée de Louis XIV, afin qu’il activent les fontaines sur son passage !

Trucs utiles : Pour ce qui est de la foule au niveau du château, vous avez compris… Et pour le parc, sachez que les bosquets ne sont ouverts que les jours de Grandes Eaux. Mais vous pouvez tout de même les admirer les autres jours. Pour savoir si vous tombez un jour gratuit ou payant (ce qui pour l’instant n’est le cas que pour les jours de Grandes Eaux), consultez le calendrier sur le site www.chateauversailles.fr

Le voilà, tout frais dans les rayons des libraires ! Si vous avez généralement les genoux qui flanchent dans les musées et le dos chouineur à force de piétiner d’oeuvre en oeuvre, ceci devrait vous aider…

Ces jeux de piste, c’est un moyen de parcourir les musées en sachant quoi regarder, et en ayant tout le long quelques anecdotes historiques qui valent bien les « suppléments crânerie » de ce blog…

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Arc de Triomphe, Champ-de-Mars et Trocadéro, Musée d’Orsay, Conciergerie, Sainte-Chapelle, Louvre, Muséum d’Histoire naturelle, Centre Pompidou, Notre-Dame de Paris, l’opéra Garnier, le musée du quai Branly, les Invalides, Montmartre, le Père-Lachaise et les jardins du château de Versailles… je crois que je n’ai rien oublié ! Sur les 15 parcours, 5 sont des balades à l’extérieur.

Et vous pouvez encore essayer de gagner l’un des 70 exemplaires offerts par Hachette et le site des Journées du Patrimoine en participant au concours !

La galerie d’anatomie comparée du Museum d’Histoire Naturelle, c’est l’occasion de réviser ses cours de bio.

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De confirmer que oui, les mammifères ont bien tous 7 vertèbres dans le cou, sauf deux (les paresseux et les lamantins. Ça vous évitera de compter).

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De comparer les estomacs d’herbivores et de carnivores, les valvules, les poumons ou les cerveaux d’animaux et… d’humains. Et de voir le chat cyclope ou le cochon à deux têtes, à moins que ce ne soit le contraire. Oui, il y a un petit côté musée des horreurs qui satisfait plutôt bien notre côté « beeeurk, regad’ c’que j’vois là ! »

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Et à l’étage, de frissonner en observant les immenses dinosaures. Et découvrir qu’une partie des soi-disant « ancêtres des lézards » sont plutôt les arrières-grands-parents de la poule. Et d’imaginer un dino emplumé qui picore en faisant « cot cot ». Ça casse un mythe !

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Et oui : donc, les poules ont eu des DENTS.

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Et en redescendant, ne manquez pas le superbe arbre des évolutions qui explique la théorie de Charles Darwin.

Il vous faut vraiment un supplément crânerie en plus ? Parce qu’il y a déjà de quoi faire là, non ?

Truc utile : Oubliez les après-midi du mercredi et du week-end pour visiter le musée tranquillement. La file d’attente a tendance à s’allonger un peu trop dans ces créneaux…

Les infos pratiques ici.

L’hôtel national des Invalides, c’est plein de musées en un. Alors mieux vaut choisir avant d’y aller, sous peine d’effleurer les collections entreposées du sous-sol au grenier !

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Et aujourd’hui, c’est ambiance rentrée des classes : révisons les deux Guerres Mondiales. Et oui, élèves de 3ème et de Terminale, c’est pour vous !

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Depuis l’annexion de l’Alsace et du nord de la Lorraine par l’Allemagne, le récit de la Première Guerre Mondiale se déroule sous nos yeux à l’aide de maquettes, objets récupérés (comme cette pèlerine encore maculée de la boue des tranchées) et affiches.

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De salle en salle, des panneaux décrivent les évènements avec précision et force détails. Ce musée est réellement bien fait ; on peut trouver les informations un peu trop abondantes, mais si l’on sélectionne un peu, entre les films projetés et les objets exposés, l’essentiel de ce pan de l’histoire nous revient à l’esprit.

Et puis, l’essentiel en question ne se traduit-il pas mieux lorsqu’on le découvre à travers une multitude de détails ?

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Comme ces mini-motos parachutées aux résistants dans des tubes en acier ! Ou alors, avoir sous les yeux la véritable machine à encrypter les messages Enigma :

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Truc utile : Comptez au moins deux heures pour pouvoir visiter et découvrir le musée dans son intégralité. Et scrutez bien les objets d’époque exposés : la plupart sont de véritables surprises !

Supplément crânerie : Oui, à l’hôtel national des Invalides, il y a encore des invalides ! Une aile de l’édifice abrite encore retraités et invalides des armées françaises. C’est Louis XIV qui est à l’origine de ce projet : le bâtiment devait servir à la fois d’hôpital, d’hospice, de caserne et de monastère (d’où la taille et les deux églises, une pour le roi, une pour le petit peuple). Les anciens combattants du roi étaient donc rapatriés ici après une blessure, et s’ils ne pouvaient reprendre le chemin du combat, ils y apprenaient un nouveau métier (cordonnier, maçon, ouvrier de la soie…)

http://www.invalides.org/

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