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Petite épopée que celle de trouver le GRAND supermarché des frères Tang ! Près de la place d’Italie, on tombe facilement sur la version petit format, Tang Frères 2. Ne vous laissez pas avoir !

Car cette version paraît édulcorée à côté du magasin originel, tentaculaire, qui vous envoie directement en terres inconnues. Mais pour cela, il ne faut pas se contenter de « frôler » le quartier chinois en pénétrant chez Tang Frères 2. Laissez-le sur votre route, chevauchez votre plus beau vélib’ et poursuivez sur l’avenue de Choisy, loin, loin dans le 13e. Puis bifurquez rue de la Vistule pour atterrir avenue d’Ivry. Vous y voilà… Attention, il y a encore un piège : derrière ce tableau de petites annonces, un autre petit Tang frères (les fourbes !)

Ignorez-le de votre plus belle moue, et tel le fin connaisseur, parcourez une dizaine de mètres, passez le portail, puis pénétrez dans l’antre originel. Celui qui vous perdra.

Conseil number one : jamais tu ne viendras sans ta petite liste de courses. Sans ça, la frustration risque de faire capoter toute l’opération ! Comment choisir, comment cuisiner ces produits que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer ? Nous, on a opté pour les recettes de Bo bun et de nems, et tout acheté en conséquence. Du coup, ça pose un peu les choses et l’on sait mieux vers quoi se tourner (quoique, on peut malgré tout tourner sur soi-même un moment).

Conseil number two : vas-y lecteur, lâche-toi ! Ce n’est pas parce qu’on vient avec une liste d’ingrédients à trouver qu’il faut la respecter au pied de la lettre ! Envie de goûter ces petits pois secs au wasabi ? Vas-y ! (c’est trop bon !) Envie de tester -quelle folie- les petits anchois secs assaisonnés aux herbes ? Fais-toi plaisir ! Les rayons de soupes individuelles à 40 centimes, à l’entrée, sont une autre grosse source de dilemme : comment choisir ??? L’instinct, y’a que ça qui peut vous aider je crois.

Une bonne touche d’exotisme en plein Paris, l’occasion de tester des recettes originales, de découvrir un quartier, les Olympiades, qui ne ressemble en rien au Paris Haussmannien : les raisons de fréquenter Tang Frères ne manquent pas. En plus, les prix sont franchement bas.

Truc utile : Pour des recettes asiatiques faciles à réaliser et -ce qui ne gâche rien- très bonnes à déguster, je vous conseille les Basiques de la cuisine asiatique, paru dans la collection Marabout. Un très chouette livre !

Supplément crânerie : En fait, l’affaire n’est pas du tout tenue par les frères Tang… mais par les frères Rattanavan, ils sont deux et s’appellent Bou et Bounmy. Ces deux hommes, chinois, sont originaires du Laos. Aujourd’hui, en plus des supermarchés, ils proposent une chaîne « Tang Gourmet », sorte de Mc Do chinois sous forme de self, et aussi un bouquet satellite de télés chinoises qui se nomme « La Grande Muraille ».

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Voici LE magasin à partir duquel tout a commencé. « Tout quoi ? » eh bien tout, la profusion, les garanties, les prix fixes, et même pour les employés, la possibilité de se construire une carrière professionnelle et de bénéficier des « avantages d’entreprise ».

C’est Aristide Boucicaut qui a mis sur pied ce concept novateur. Il l’imagine suite à l’Exposition Universelle de 1855  : notre homme se perd dans les dédales des présentoirs, dont la profusion des biens le sidère. Il s’imagine alors un magasin qui offrirait le plus de choix possible. Après tout, qu’est-ce qui l’en empêche ? Au départ en 1838, « Au Bon Marché », c’était 12 employés et 4 rayons. A la mort de Boucicaut 40 ans plus tard, la maison compte… 1788 employés !

Le succès est fulgurant, et les méthodes novatrices : jusque-là, on pouvait marchander les prix. Désormais c’est terminé, les prix sont fixés en clair sur une étiquette, et on fait en sorte qu’ils soient le plus bas possible. Moins de marges, mais plus de ventes, c’est son credo ! Autre nouveauté, le « satisfait ou remboursé » dont on nous rabat tant les oreilles aujourd’hui. Ça vient de là ! Boucicaut pousse même le concept jusqu’à proposer des tours sur un âne aux enfants, pour libérer les clientes afin qu’elles puissent traîner plus longtemps dans les rayons sans la pression enfantine…

Autre nouveauté : les employés peuvent grimper des échelons, passer second, chef de comptoir et gérant. Certains prennent même leur envol et fondent les principaux concurrents du Bon Marché : la Samaritaine et le Printemps sont des initiatives d’anciens employés.

Le patron crée aussi une caisse de prévoyance pour ses salariés, financée directement en ponctionnant une partie des bénéfices nets de l’entreprise. Enfin, une caisse de retraite complète le système voulu par Boucicaut, de manière à ce que tout employé ayant au moins 20 ans de service dans la maison ait droit à une pension lors de son départ. Bref, un marketeux avant l’heure, mais doublé d’un homme de proximité avec ses employés.

Aujourd’hui, le concept de départ a « un peu » changé. Oui, pour les prix bas on repassera ! Mais quand même, trouver des M&Ms aux amandes ou au beurre de cacahuètes, ou encore du pop corn micro-ondable au rayon « USA », une variété de petits trésors culinaires (le vinaigre en gelée ou aux truffes), des décorations de cupcake a en faire tomber en arrière la moindre anglaise « de passage à Pawis », ça vaut justement… son pesant de cacahuètes !

Supplément crânerie : Lorsque Boucicaut décide d’agrandir le Bon Marché pour en faire un magasin géant pour l’époque, il fait appel à l’architecte A.L. Boileau et à un ingénieur, Gustave Eiffel, pour les travaux. C’est Eiffel qui mêlera fer et verre dans le but d’installer de grandes baies vitrées qui inondent l’intérieur de lumière.

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